
Sorry, my Dad is French – Récit d'un exil américain est le récit sensible et lucide d’un homme pris entre deux mondes : la France de l’enfance, empreinte de culture classique, de silence et de traditions, et l’Amérique du déracinement, de l’effervescence médiatique, du rêve brisé et de la démocratie vacillante.
Écrit dans une langue à la fois élégante, ironique et profondément littéraire, ce livre mêle souvenirs personnels, portraits de famille, et réflexions politiques. On y croise une mère protestante, un père juif baptisé catholique pour survivre à la guerre, des figures littéraires disparues, et le souvenir d’un Paris disparu, figé entre Neuilly-sur-Seine et les bancs de Sciences Po. Le fil de la narration s’étire ensuite jusqu’à New York, où l’auteur devient journaliste économique, témoin direct du chaos de Wall Street, du 11 septembre, et de la montée de Trump.
À travers l’histoire d’un exil assumé mais jamais apaisé, l’auteur interroge les illusions du libéralisme, la crise des élites, les dérives autoritaires du XXIe siècle. Il dresse aussi un autoportrait en creux d’une génération tiraillée entre héritage et rupture. En écho à Chateaubriand, Proust ou Aragon, il s’efforce de fixer une mémoire intime dans le tumulte de l’Histoire.
Ce livre n’est ni un roman, ni un essai : c’est une traversée. Celle d’un homme qui cherche à comprendre le monde en se racontant sans fard, avec mélancolie, humour et exigence. Un témoignage littéraire et politique à la croisée des temps.
Genre: BIOGRAPHY & AUTOBIOGRAPHY / Editors, Journalists, Publishersstarting well on amazon. selling well in US in french need to complete with english version
meilleur des mondes. Mais en vérité… pas vraiment.
Être français à New York ? Un malentendu permanent. Ma fille m’en
fit prendre conscience le jour de ses neuf ans. Lors de sa fête d’an-
niversaire, elle accueillait ses amis en me désignant du doigt, gênée :
« Sorry, my dad is French ». Avoir une femme américaine, des enfants
new-yorkais et un passeport français, c’est vivre dans une tragi-comé-
die permanente. Les États-Unis, patrie de l’accueil ? Peut-être. Mais
pour un Parisien en goguette, la Grosse Pomme ressemble parfois plus
à un labyrinthe kafkaïen qu’à un rêve américain.